Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 21:54

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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 21:40

  CARTE DU TRACE CFAL
CARTE DU TRACE CFAL

 

 

 

 

Conséquence de la croissance des circulations de trains de voyageurs ces dernières années, le réseau ferroviaire lyonnais est en voie de saturation aux heures de pointe.

Le projet de contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL) doit conduire à la création d’une nouvelle ligne ferroviaire qui permettra aux trains de marchandises d’éviter de transiter par Lyon et la gare de la Part-Dieu.

Cette liaison permettra d’accompagner le développement du fret ferroviaire dans le cadre du report modal de la route vers le rail, répondant ainsi aux objectifs du développement durable.

En facilitant les circulations sur l’ensemble de la région urbaine lyonnaise et en soulageant les gares lyonnaises d’une partie du trafic Fret, le CFAL facilitera le développement des circulations de voyageurs :

  • des TER et des grandes lignes en provenance et à destination de Lyon
  • des trains de voyageurs au départ et à destination de l’est lyonnais puisque le CFAL passera à proximité de la gare LGV de Lyon-Saint-Exupéry

Ce maillage sera complété par le raccordement du CFAL à de nouvelles lignes en projet : la branche Sud du TGV Rhin – Rhône au nord et la liaison Lyon –Turin à l’est.


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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 20:35

CATASTROPHES FERROVIARES -

CE QUI NOUS ATTEND AVEC L EVOLUTION DU FRET

ET L OUVERTURE A LA CONCURRENCE DU FRET POUR DES TRAINS NON ENTRETENUS ET DES CONDUCTEURS NON FORMES CORRECTEMENT

 MAIS HEUREUSEMENT...........................

  à méditer.

Exercice européen Euratech 2005

Euratech 2005 s’est déroulé du 10 au 14 avril dernier dans la Drôme, à Portes-les-Valence. Cet exercice, organisé conjointement par la communauté européenne et le ministère de l’Intérieur, était soutenu par le Sdis de la Drôme dans le cadre d’un programme européen comprenant un à deux exercices communs par an.

Texte > colonel Bodino, DDSIS de la Drôme Photos >lt-colonel Allys, commandant Ribes, Bruno Blanc, Laétitia Koemmerer, Mickaël Nougier, Fabrice Anterion (Le Dauphine Libéré) > spmag969 juin 2005

Tout commence mardi 12 avril à 8 h 15, à la gare de triage de Portes-les-Valences où déraille un convoi de citernes et de fûts transportant des hydrocarbures. Du carburant liquide se déverse et s’enflamme instantanément, provoquant l’explosion par BLEVE d’un wagon. La chaleur dégagée est telle que près de 1000 voyageurs (train croisant le précédent) et habitants dans le périmètre sont alors brûlés, asphyxiés, polytraumatisés et / ou blessés. Le plan rouge est déclenché, le protocole Transaid est activé et les équipes de secours médical, d’extinction et de désincarcération lourde sont engagées.

Le caractère technologique de l’exercice est généré par un accident ferroviaire impliquant un train de matières dangereuses et un train de voyageurs. Des réactions chimiques s’enchaînent, occasionnant de très nombreuses victimes, imposant l’alerte des populations, la mise en place rapide d’un zonage, la montée en puissance des moyens d’intervention par l’appel de renforts zonaux, nationaux et européens et la coopération d’industriels et d’experts pour aider à la gestion de crise. Des incendies secondaires se déclarent sur les wagons contenant des produits chimiques et les émanations toxiques, dispersées dans l’atmosphère, provoquent des malaises. La chaîne d’opérations de secours monte en puissance avec le renfort de moyens extradépartementaux et la mise en place de plusieurs points de regroupement des victimes (PRV), d’un CARI (Centre d’accueil et de recensement des impliqués), d’une morgue, d’un PMA et d’un CME (Centre médical d’évacuation). Les victimes sont évacuées par noria au poste médical avancé avant d’être emmenées vers les centres hospitaliers ou acheminées, pour les grands brûlés, par Airbus médicalisé vers des pays d’accueil. Tous les hôpitaux de la région sont saturés. Un nuage toxique se propageant, la population est rapidement informée et mise à l’abri et un collège est confiné. Sur le site de la gare, les cellules d’intervention chimique françaises et européennes, en tenue de protection, procèdent à un long travail d’identification et de récupération des produits contaminants, colmatent les fuites et mettent en place une chaîne de décontamination. Elles déterminent des zones d’exclusion et des zones contrôlées, tiennent les périmètres (avec les forces de l’ordre) et alertent les populations.

Le lendemain, les équipes spécialisées NRBC continuent d’établir une liste complète des produits transportés et de leurs effets possibles sur l’homme et sur l’environnement. La chaîne de décontamination est réactivée. Les nouvelles fuites détectées sont obturées et un dispositif hydraulique limite la diffusion des vapeurs. Les wagons sont relevés ; le site est dépollué.

Enseignements tirés par le Sdis

Conformément à ses missions, le Service départemental d’incendie et de secours était chargé de :

  • commander les opérations de secours sous l’autorité directe du préfet,
  • diriger et réaliser les secours médicaux (désincarcération, dégagement des victimes, ramassage, évacuation) en partenariat avec le Samu,
  • effectuer les secours incendie (extinction, relevage, pollution),
  • diriger et réaliser les opérations technologiques NRBC comme identifier les toxiques, définir les zones à évacuer ou à confiner, co-assurer l’évacuation ou le confinement, assurer le colmatage et la décontamination.

Les points essentiels qui en ont été retenus :

1. Organisation du commandement

  • L’importance fondamentale de l’organisation géographique et fonctionnelle d’un chantier de cette ampleur, avec notamment la définition d’un point de transit commun aux services et accolé au centre de regroupement des moyens, ce qui permet un engagement optimal des moyens (accès, cartographie, sécurité, facilitation de l’intégration…) piloté par le PCO. Cela doit être un réflexe opérationnel des premiers instants et conditionne la réussite de l’opération ;
  • la mise en place d’un PCO sous l’autorité du préfet et du COS, au plus près du terrain (avec la plupart des cellules du COD) au sein duquel le PC de site sapeurs-pompiers est intégré. Il faut s’attacher à développer ce concept et à favoriser son fonctionnement ;
  • le fonctionnement du PCO a été favorisé par l’utilisation d’outils technologiques et de ressources humaines adaptées : le SIG du Sdis (cartes, photos aériennes, couches de données de la zone d’intervention). Le logiciel SIZIF du Pôle nouvelles technologies de Valabre (gestion opérationnelle, Sitac, engagement des moyens, alimentation automatique de la main courante). Le logiciel Synergi (partage d’informations avec les échelons supérieurs). Sizif et Synergi sont techniquement « interfacés », mais il manque l’autorisation de l’administration centrale, ce qui conduit à des doubles saisies. Dans ce domaine, il subsiste donc un chantier national fondamental et simple : la mise en place d’un outil permettant la gestion opérationnelle et mettant en réseau les outils de traitement de l’alerte (existants), gestion PC, gestion opérationnelle départementale (existant : Sizif), partage et remontée de l’information (Synergi), il faut en outre améliorer la main courante des sites distants, la saisie des messages et des actions (pollution par le téléphone portable, messages déformés ou décalés ou mal horodatés, difficultés techniques : noms de produits…), la nécessité d’intégrer, dans les PC, des personnels de secrétariat et des techniciens (SIG) est criante et doit être planifiée (formation, astreinte), la désignation indispensable d’un officier de sécurité, l’intégration des secours étrangers ne peut se faire que par l’intermédiaire d’officiers de liaison, maîtrisant à la fois la langue et le domaine technique. Les approches des différents acteurs sont de plus en plus harmonisées (matériels et procédures) dans les domaines de l’identification, du travail en zone d’exclusion et des tenues.

2. Secteur NRBC

  • Un travail préalable a été nécessaire entre police et sapeurs-pompiers, pour synthétiser les circulaires qui s’appliquent au domaine et pour mettre en place une approche commune. L’exercice a montré l’impérieuse nécessité de travailler ensemble au niveau départemental pour arrêter un vocabulaire commun (zone contrôlée, zone d’exclusion…), les missions de chacun, les procédures opérationnelles, la formation croisée, les modalités du confinement ou de l’évacuation… ;
  • cette discipline nécessite une approche nationale et zonale forte dans le cadre de véritables ordres d’opérations pour répondre à des questions fondamentales non tranchées : comment médicaliser à l’avant dans une zone d’exclusion ? Comment réaliser la décontamination des victimes ? Ce domaine doit encore considérablement évoluer et nécessite un pilotage supra-départemental ;
  • Une approche globale: le domaine NRBC nécessite une approche globale. Le Sdis de la Drôme va faire évoluer sa prise en compte en créant un pôle NRBC, en fusionnant les équipes spécialisées Rad et Chim, en mixant risque et menace, en s’intégrant dans une organisation interdépartementale mutualisée (UZITT) et en animant le réseau départemental (pour aboutir à une culture partagée Sdis, police, gendarmerie, Samu a minima) ;
  • alerte des populations - il faut travailler sur les messages et sur les vecteurs : ensembles mobiles d’alerte (quels moyens, quel financement ?). Le domaine de l’évacuation et du confinement doit faire l’objet d’une réflexion stratégique et de l’élaboration de modes opératoires.

3. Chaîne médico-secouriste

  • Une difficulté a été constatée au niveau du ramassage en zone d’exclusion : engagement minimaliste, coopération avec identification judiciaire, matérialisation du périmètre d’exclusion… ;
  • la qualité de la désincarcération lourde, indispensable (moyens cofinancés par la SNCF et le Sdis) ;
  • la notion de « super plan rouge » est à mettre en place (organisation, liaisons…), en s’appuyant sur : le bon fonctionnement de la chaîne spécifique : ramassage - PRV (tri indemnes, décédés, blessés) - PMA - CME, la nécessité d’améliorer la connaissance de tous les acteurs (y compris les médecins) des fonctions à tenir lors d’une opération de cette nature, la régulation médicale qui doit être spécifiquement affectée au plan rouge et installée en sortie de PMA, et s’appuyer sur des outils informatiques en réseau (entrée PMA, sortie, régulation) et sur des documents de secrétariat à faire évoluer ;
  • l’efficacité et la souplesse de la technique drômoise de ramassage fondée sur des VLHRP (avec sacs plan rouge et brancards) répartis dans les CIS.

L’exercice s’est conclu par un séminaire permettant de faire un état des lieux des mécanismes européens, de tirer les enseignements et de mettre en avant la proposition française de création d’une Force d’intervention rapide européenne (FIRE) en travaillant sur la planification, la coordination et la capacité d’intervention, sur la base de moyens déjà existants dont ceux des sapeurs-pompiers.

Les objectifs affichés

Les organisateurs de l’exercice Euratech 2005 souhaitaient tester plusieurs éléments :

  • la capacité de la chaîne: opérationnelle à prendre en compte un accident technologique majeur nécessitant des moyens importants de tous horizons en réalisant la lutte, la coordination, la demande de renforts nationaux et européens ;
  • les procédures d’engagement: des renforts en provenance des Etats membres ; la collaboration entre les services de secours et les forces de l’ordre ; la chaîne santé dans la prise en compte médicale des effets directs ou indirects de l’accident technologique. En complément, le Sdis de la Drôme poursuivait les objectifs suivants : dynamiser et réorienter le pôle NRBC ; tester le plan rouge et la chaîne médicale avec un très grand nombre de victimes ; accueillir et intégrer un très grand nombre de moyens sur un chantier restreint et dangereux ; mettre en place un poste de commandement opérationnel interservices sur le terrain avec les fonctionnalités d’un COD ; sensibiliser le jeune public au risque majeur (confinement d’un collège), en partenariat avec l’Education nationale ,en perspective des obligations édictées par la loi du 13 août 2004 (art 5).

Les acteurs

Près de 1 000 acteurs et 200 véhicules, soit plus de 800 personnes pour les sapeurs-pompiers et la sécurité civile étaient impliqués dans cet exercice d’envergure, dont : au niveau départemental : 300 sapeurs-pompiers venant de plus de 32 centres de secours drômois, 16 personnels du Samu et de la Croix-Rouge 1 hélicoptère du Samu.

Au niveau zonal et national des moyens de l’Unité zonale d’intervention technologique UZITT (Sdis Loire, Isère, Rhône, Haute-Savoie, Ain…), colonnes mobiles SAP et équipes médicales, complétées par le Vaucluse, un module de décontamination et un détachement d’intervention technologique des USC. 3 hélicoptères de la Sécurité civile, 1 hélicoptère de la gendarmerie, 1 Puma militaire médicalisé.

Au niveau international : 4 pays représentés avec leurs équipes (dont 60 personnes dans les domaines du NRBC et du secours à personnes) : Allemagne, Belgique, Italie et Tchéquie, 30 pays observateurs et évaluateurs, 1 équipe de reconnaissance et d’évaluation (ERE : Portugal et Estonie), - 1 Airbus médicalisé pouvant transporter 38 UR et 6 UA, le MIC (Centre d’Information et de suivi à Bruxelles pour la protection civile européenne) activé.

Et puis… 100 journalistes, une centaine d’observateurs, 150 plastrons victimes (personnels de Portes-les-Valence, de la SNCF, des USC, des JSP) et 30 personnes pour l’animation.

 

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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 09:32

P1020554.JPG

APERCU DE CE QUI NOUS ATTEND CONCERNANT LE CONTOURNEMENT DE L AGGLOMERATION LYONNAISE

AVEC LE DEVELOPPEMENT DU FRET EN VALLEE DU RHONE ET A VIENNE NOTAMMENT. DES TRAINS DE 1.5 KM DE LONG EN RYTHME EFFRENE TOUTES LES NUITS SANS PROTECTION POUR LES RIVERAINS !!!

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