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Conséquence de la croissance des circulations de trains de voyageurs ces dernières années, le réseau ferroviaire lyonnais est en voie de saturation aux heures de pointe.
Le projet de contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL) doit conduire à la création d’une nouvelle ligne ferroviaire qui permettra aux trains de marchandises d’éviter de transiter par Lyon et la gare de la Part-Dieu.
Cette liaison permettra d’accompagner le développement du fret ferroviaire dans le cadre du report modal de la route vers le rail, répondant ainsi aux objectifs du développement durable.
En facilitant les circulations sur l’ensemble de la région urbaine lyonnaise et en soulageant les gares lyonnaises d’une partie du trafic Fret, le CFAL facilitera le développement des circulations de voyageurs :
Ce maillage sera complété par le raccordement du CFAL à de nouvelles lignes en projet : la branche Sud du TGV Rhin – Rhône au nord et la liaison Lyon –Turin à l’est.
par rivegauche38.over-blog.com
CATASTROPHES FERROVIARES -
CE QUI NOUS ATTEND AVEC L EVOLUTION DU FRET
ET L OUVERTURE A LA CONCURRENCE DU FRET POUR DES TRAINS NON ENTRETENUS ET DES CONDUCTEURS NON FORMES CORRECTEMENT
MAIS HEUREUSEMENT...........................
à méditer.
Euratech 2005 s’est déroulé du 10 au 14 avril dernier dans la Drôme, à Portes-les-Valence. Cet exercice, organisé conjointement par la communauté européenne et le ministère de l’Intérieur, était soutenu par le Sdis de la Drôme dans le cadre d’un programme européen comprenant un à deux exercices communs par an.
Texte > colonel Bodino, DDSIS de la Drôme Photos >lt-colonel Allys, commandant Ribes, Bruno Blanc, Laétitia Koemmerer, Mickaël Nougier, Fabrice Anterion (Le Dauphine Libéré) > spmag969 juin 2005
Tout commence mardi 12 avril à 8 h 15, à la gare
de triage de Portes-les-Valences où déraille un convoi de citernes et de fûts transportant des hydrocarbures. Du carburant liquide se déverse et s’enflamme instantanément, provoquant l’explosion
par BLEVE d’un wagon. La chaleur dégagée est telle que près de 1000 voyageurs (train croisant le précédent) et habitants dans le périmètre sont alors brûlés, asphyxiés, polytraumatisés et / ou
blessés. Le plan rouge est déclenché, le protocole Transaid est activé et les équipes de secours médical, d’extinction et de désincarcération lourde sont engagées.
Le caractère technologique de l’exercice est généré par un accident ferroviaire impliquant un train de matières dangereuses et un train de voyageurs. Des réactions chimiques s’enchaînent, occasionnant de très nombreuses victimes, imposant l’alerte des populations, la mise en place rapide d’un zonage, la montée en puissance des moyens d’intervention par l’appel de renforts zonaux, nationaux et européens et la coopération d’industriels et d’experts pour aider à la gestion de crise. Des incendies secondaires se déclarent sur les wagons contenant des produits chimiques et les émanations toxiques, dispersées dans l’atmosphère, provoquent des malaises. La chaîne d’opérations de secours monte en puissance avec le renfort de moyens extradépartementaux et la mise en place de plusieurs points de regroupement des victimes (PRV), d’un CARI (Centre d’accueil et de recensement des impliqués), d’une morgue, d’un PMA et d’un CME (Centre médical d’évacuation). Les victimes sont évacuées par noria au poste médical avancé avant d’être emmenées vers les centres hospitaliers ou acheminées, pour les grands brûlés, par Airbus médicalisé vers des pays d’accueil. Tous les hôpitaux de la région sont saturés. Un nuage toxique se propageant, la population est rapidement informée et mise à l’abri et un collège est confiné. Sur le site de la gare, les cellules d’intervention chimique françaises et européennes, en tenue de protection, procèdent à un long travail d’identification et de récupération des produits contaminants, colmatent les fuites et mettent en place une chaîne de décontamination. Elles déterminent des zones d’exclusion et des zones contrôlées, tiennent les périmètres (avec les forces de l’ordre) et alertent les populations.
Le lendemain, les équipes spécialisées NRBC continuent d’établir une liste complète des produits transportés et de leurs effets possibles sur l’homme et sur l’environnement. La chaîne de décontamination est réactivée. Les nouvelles fuites détectées sont obturées et un dispositif hydraulique limite la diffusion des vapeurs. Les wagons sont relevés ; le site est dépollué.
Enseignements tirés par le Sdis
Conformément à ses missions, le Service
départemental d’incendie et de secours était chargé de :
Les points essentiels qui en ont été retenus :
1. Organisation du commandement
2. Secteur NRBC
3. Chaîne médico-secouriste
L’exercice s’est conclu par un séminaire permettant de faire un état des lieux des mécanismes européens, de tirer les enseignements et de mettre en avant la proposition française de création d’une Force d’intervention rapide européenne (FIRE) en travaillant sur la planification, la coordination et la capacité d’intervention, sur la base de moyens déjà existants dont ceux des sapeurs-pompiers.
Les objectifs affichés
Les organisateurs de l’exercice Euratech 2005
souhaitaient tester plusieurs éléments :
Les acteurs
Près de 1 000 acteurs et 200 véhicules, soit plus de 800 personnes pour les sapeurs-pompiers et la sécurité civile étaient impliqués dans cet exercice d’envergure, dont : au niveau départemental : 300 sapeurs-pompiers venant de plus de 32 centres de secours drômois, 16 personnels du Samu et de la Croix-Rouge 1 hélicoptère du Samu.
Au niveau zonal et national des moyens de l’Unité zonale d’intervention technologique UZITT (Sdis Loire, Isère, Rhône, Haute-Savoie, Ain…), colonnes mobiles SAP et équipes médicales, complétées par le Vaucluse, un module de décontamination et un détachement d’intervention technologique des USC. 3 hélicoptères de la Sécurité civile, 1 hélicoptère de la gendarmerie, 1 Puma militaire médicalisé.
Au niveau international : 4 pays représentés avec leurs équipes (dont 60 personnes dans les domaines du NRBC et du secours à personnes) : Allemagne, Belgique, Italie et Tchéquie, 30 pays observateurs et évaluateurs, 1 équipe de reconnaissance et d’évaluation (ERE : Portugal et Estonie), - 1 Airbus médicalisé pouvant transporter 38 UR et 6 UA, le MIC (Centre d’Information et de suivi à Bruxelles pour la protection civile européenne) activé.
Et puis… 100 journalistes, une centaine d’observateurs, 150 plastrons victimes (personnels de Portes-les-Valence, de la SNCF, des USC, des JSP) et 30 personnes pour l’animation.
APERCU DE CE QUI NOUS ATTEND CONCERNANT LE CONTOURNEMENT DE L AGGLOMERATION LYONNAISE
AVEC LE DEVELOPPEMENT DU FRET EN VALLEE DU RHONE ET A VIENNE NOTAMMENT. DES TRAINS DE 1.5 KM DE LONG EN RYTHME EFFRENE TOUTES LES NUITS SANS PROTECTION POUR LES RIVERAINS !!!
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